20ème dimanche du Temps Ordinaire
Ainsi parle le Seigneur : Observez le droit, pratiquez la justice, car mon salut
approche, il vient, et ma justice va se révéler. Les étrangers qui se sont attachés
au Seigneur pour l’honorer, pour aimer son nom, pour devenir ses serviteurs,
tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner et tiennent ferme à mon
alliance, je les conduirai à ma montagne sainte, je les comblerai de joie dans
ma maison de prière, leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur
mon autel, car ma maison s’appellera « Maison de prière pour tous les
peuples. »
Psaume (Ps 66 (67), 2-3, 5, 7-8)
R/. Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;
qu’ils te rendent grâce tous ensemble !
Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,
que ton visage s’illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre,
ton salut, parmi toutes les nations.
Que les nations chantent leur joie,
car tu gouvernes le monde avec justice ;
tu gouvernes les peuples avec droiture,
sur la terre, tu conduis les nations.
La terre a donné son fruit ;
Dieu, notre Dieu, nous bénit.
Que Dieu nous bénisse,
et que la terre tout entière l’adore !
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 11, 13-15.29-32)
Frères, je vous le dis à vous, qui venez des nations païennes : dans la mesure où
je suis moi-même apôtre des nations, j’honore mon ministère, mais dans
l’espoir de rendre jaloux mes frères selon la chair, et d’en sauver quelques-uns.
Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu quand ils ont été mis à l’écart,
qu’arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ? Ce sera la vie pour ceux qui étaient
morts ! Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance. Jadis, en
effet, vous avez refusé de croire en Dieu, et maintenant, par suite de leur refus
de croire, vous avez obtenu miséricorde ; de même, maintenant, ce sont eux
qui ont refusé de croire, par suite de la miséricorde que vous avez obtenue,
mais c’est pour qu’ils obtiennent miséricorde, eux aussi. Dieu, en effet, a
enfermé tous les hommes dans le refus de croire pour faire à tous miséricorde.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 15, 21-28)
En ce temps-là, partant de Génésareth, Jésus se retira dans la région de Tyr et
de Sidon. Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant :
« Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un
démon. » Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour
lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! » Jésus
répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »
Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon
secours ! » Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de
le jeter aux petits chiens. » Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les
petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »
Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme
tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.